Léptospirose : cette maladie transmise en particulier par les rats

La leptospirose est une maladie animale qui se transmet à l’homme par les rongeurs, notamment les rats. Avec seulement 400 cas enregistrés chaque année, la leptospirose n’existe pratiquement plus en Hexagone. Cependant, elle demeure présente dans les départements d’outre-mer, ainsi que dans presque tous les pays tropicaux à travers le monde. Plus de 500.000 cas humains de leptospirose graves sont recensés chaque année en Asie du Sud-Est, en Amérique latine ou en Afrique, avec un énorme pic de croissance en été et en automne. Cette maladie est provoquée par une bactérie spiralée de la classe des Spirochètes du genre Leptospira.

Concrètement, qu’est-ce que la leptospirose ?

La leptospirose est une zoonose (maladie infectieuse transmise par des animaux) provoquée par une bactérie du genre Leptospira. Les principaux hôtes de cette maladie sont les rongeurs qui hébergent la bactérie dans leurs reins et qui l’éliminent en urinant. C’est ainsi que cette maladie doit son surnom : la maladie des rats.

L’homme se fait contaminer par la leptospirose par contact d’une lésion cutanée avec de l’eau souillée, ou des aliments contaminés par l’urine des rats infectés. La transmission peut également se faire si l’homme est présent dans un environnement humide infecté, à l’exemple des eaux douces ou des sols boueux. Les rats ne choisissent pas les endroits où ils font leurs besoins. Il suffit de plonger un bras avec une légère coupure dans une eau infectée pour contracter cette maladie. Les lésions cutanées, aussi petites soient-elles, sont les portes d’entrée de la leptospirose dans l’organisme.

Il tient de préciser que d’autres animaux peuvent être vecteurs de cette maladie, à l’exemple des chiens et des porcs. Comme les rats, ces animaux domestiques hébergent la leptospirose dans leurs reins, sans pour autant être malades. En fait, ce sont des porteurs sains. Un humain peut également contracter la leptospirose à l’issue d’une morsure ou d’un simple contact avec un animal contaminé.

L’homme peut également être infecté en buvant ou en mangeant des aliments à l’intérieur desquels la maladie est présente.

Les cas de transmission entre humains sont rares, mais ils existent. Cela se fait notamment pendant la grossesse. En effet, il arrive que les bactéries passent la barrière placentaire pour contaminer le fœtus, ce qui entraine la mort in utéro du bébé. Si ce dernier parvient à vivre, les chances pour qu’il développe une infection congénitale dès sa naissance sont énormes. En cas de leptospirose, la mère ne devra pas allaiter son enfant au sin, car les bactéries peuvent infecter le lait maternel. Tant que l’hygiène est maintenue et que la mère ne s’aventure pas dans des endroits marécageux, elle n’a rien à craindre.

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En France, la leptospirose ne touche que les adultes. Dans les faits, les victimes sont principalement des hommes. Et pour la plupart, ils exercent des métiers à risque comme :

  • La pêche en eau douce
  • L’enseignement des loisirs nautiques
  • L’enlèvement des ordures
  • L’agriculture et l’élevage

Les vétérinaires qui manquent d’attention peuvent également se faire contaminer par la leptospirose.

Quels sont les symptômes de la leptospirose ?

Malheureusement, la leptospirose est une maladie asymptomatique qui passe souvent inaperçue. Cependant, la première phase de la maladie se déclenche après 7 à 13 jours d’incubation. Elle se manifeste par :

  • Des maux de tête
  • De la fièvre plus ou moins forte supérieure à 39 °C
  • Des douleurs musculaires dans les mollets et les cuisses
  • Des troubles digestifs accompagnés par des douleurs abdominales et des vomissements
  • Des douleurs abdominales, musculaires et articulaires
  • De la toux
  • Des hémorragies

Ces symptômes laissent croire que la personne est atteinte de la grippe, notamment parce qu’ils disparaissent au bout d’une semaine. La maladie peut se guérir spontanément ou déclencher une seconde phase après quelques jours de rémission. Les symptômes sus-évoqués réapparaissent, et peuvent s’accompagner d’un méningiome. Pour ceux qui l’ignorent, le méningiome rassemble les symptômes de la méningite, mais qui n’en est pas vraiment une.

Pendant la seconde phase de la maladie, il arrive que des complications apparaissent. La personne contaminée peut subir :

  • Une défaillance des reins
  • Une défaillance du foie
  • Une atteinte pulmonaire
  • Des troubles neurologiques matérialisés par des convulsions et un coma
  • Une jaunisse

À ce stade, une hospitalisation en urgence est de rigueur. Dans le cas où la maladie n’est pas prise à temps, la personne contaminée, malgré les soins qui lui sont donnés, peut souffrir de complications oculaires tardives. Toutefois, dans sa forme la plus grave, la maladie non traitée ou traitée avec un léger retard, la mortalité dépasse les 10 %.

Comment détecter la présence de la maladie dans l’organisme ?

Le diagnostic de la maladie ne peut se reposer uniquement sur l’observation des symptômes et des signes cliniques. Pour s’assurer de la présence de la leptospirose dans l’organisme humain, des tests sanguins et des tests d’urine sont de rigueur. Les prélèvements seront ensuite cultivés afin de connaître le type exact de la bactérie.

Au début de l’infection, seule la détection du matériel génétique de la bactérie dans le sang ou dans d’autres liquides de l’organisme permettra de confirmer un diagnostic. La recherche des anticorps qui combattent la leptospirose est l’examen le plus sollicité, mais ce test est trop lent. Il faut patienter une semaine pour que l’organisme puisse fabriquer en quantité suffisante des anticorps contre la bactérie. Si le test est négatif, il sera répété après quelques jours en raison des risques de précocité.

La confirmation formelle de l’infection doit être faite via le test de la microagglutination qui se fait uniquement auprès du centre nation de référence de la leptospirose.

Comment prévenir la leptospirose ?

En France et dans les DOM-TOM, un vaccin contre la souche principale de la leptospirose pathogène est proposé aux travailleurs exposés à cette maladie, tels que les éboueurs, les égoutiers ou les vétérinaires. Il en est de même pour les chiens et les autres animaux domestiques.

Mais pour éviter de contracter la maladie, rien n’égale la prévention.

Ne pas entrer en contact avec les éléments susceptibles d’être contaminés
Évitez de vous baigner dans les eaux douces, particulièrement après une inondation ou une crue.
Avant d’entrer dans l’eau, protégez avec un pansement étanche les blessures cutanées. Bien se protéger avant d’emprunter un chemin boueux et humide.
Les professionnels doivent porter des équipements de protection adéquats tels que les gants, les bottes, les lunettes et les combinaisons.
Ne jamais entrer en contact avec des animaux sauvages
Les rongeurs sont les principaux hôtes et incubateurs de la leptospirose. Il ne faut pas non plus toucher des animaux domestiques qui n’ont pas été vaccinés.

D’un point de vue général, quelques mesures générales pour la prévention collective devront être prises.

Les mesures prises à prendre à l’échelon collectif
Une meilleure gestion des déchets doit être envisagée.
Les foyers doivent prévoir des opérations de dératisation.
Il faut un meilleur contrôle des élevages industriels
Les zones inondées doivent être drainées.

Comment traiter la leptospirose ?

Le traitement de la leptospirose repose sur la prise d’antibiotiques pendant 10 jours successifs. Si la maladie atteint un stade avancé, le patient doit être conduit de toute urgence à l’hôpital, car plus le traitement est administré tôt, meilleures sont les chances de réussite. Le traitement va réduire les symptômes ainsi que les risques du portage de la bactérie, et bien évidemment les complications. Précisons que la leptospirose n’est pas une maladie à déclaration obligatoire, mais une maladie professionnelle indemnisable.

Les personnes qui souffrent d’une défaillance des reins doivent être placées sous dialyse pendant un court laps de temps. Elles devront retrouver leurs fonctions rénales normales dans les deux mois.

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